
Le carême (du mot « quadragesima » en latin), est une période de 40 jours qui permet aux chrétiens de se préparer à Pâques. L’Eglise nous invite chaque année à nous donner un vrai temps de pause.
Le carême commence par ce grand et beau rite des cendres. Nous avons brûlé les rameaux de l’an passé, les avons réduits en fine poudre. Et le prêtre dépose cette cendre sur la tête du chrétien, du pénitent, en proclamant « souviens-toi que tu es poussière et que tu redeviendras poussière » et « convertissez-vous et croyez à l’évangile ».
Ce rite pourrait sembler morbide. En réalité, il nous invite à regarder objectivement ce que nous sommes : des créatures aimées de Dieu pour elle-même, invitées à se reconnaitre comme ses enfants, mais des créatures de passage sur cette terre, car « notre cité se trouve dans les cieux » !
Notre objectif est donc plus grand que simplement « vivre bien » : nous visons le ciel, la vie éternelle. Et dans notre monde qui ne cesse de courir, nous risquons parfois – tels des hamsters dans une roue – de ne plus réaliser que notre vie a une finalité, le plus bel objectif : vivre en amitié avec Dieu et trouver en Lui le plus grand bonheur et la plus grande joie.
En choisissant de ‘pratiquer le carême’, il s’agit de déployer – à l’appel du Christ – trois dimensions essentielles de notre être : la relation à soi-même, la relation aux autres, la relation aux autres. C’est ce que nous enseigne Jésus dans l’évangile que l’on entend justement le mercredi des cendres…
Chaque chrétien est invité à vivre une ascèse (d’un mot grec qui signifie ‘exercice’) pour déployer ces trois dimensions. Mais il est important de percevoir que nous sommes appelés à les vivre à la fois d’une manière personnelle (au sens où « Ton Père qui voit dans le secret te le rendra » Mt 6,6) et à la fois d’une manière communautaire « réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre ! Entre le portail et l’autel, les prêtres, serviteurs du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur » Jl 2, 16-17.
C’est pour cela que la paroisse porte différentes propositions : que chaque membre de notre communauté puisse décider de vivre véritablement cette pause annuelle pour mieux « fixer les yeux sur Jésus-Christ et entrer dans le combat de Dieu ». Alors que le carême commence au milieu de ce mois, prenez le temps de discerner sous le regard du Seigneur et de choisir comment vous voulez vivre le carême 2026 !
Avec toute mon amitié
abbé Gaël, curé