Homélie de l’Aurore de Noël 2025

Homélie de l’Aurore de Noël
Par l’abbé Gaël de Breuvand
Is 62, 11-12 ; Ps 96 ; Ti 3,4-7 ; Lc 2,15-20

Au petit matin, cette messe de l’aurore… On l’appelle aussi la messe des bergers. Puisqu’ils ont accueilli cette immense et bonne nouvelle : l’annonce de la naissance d’un roi, l’annonce de la naissance d’un petit enfant, l’annonce de la naissance d’un messie, d’un sauveur. Et ça les met en route : « Allons voir ce qui s’est passé, ces événements. Allons constater les merveilles que Dieu réalise ». Et ils y vont.

On peut se mettre du côté de la vierge Marie et de Joseph, qui, dans le courant de la nuit ont eu un petit bébé, qui est né comme tous les bébés du monde. Et voilà que des bergers arrivent auprès d’eux. Ils ne sortent de nulle part. Et ils leur disent : « Cet enfant-là, les anges nous ont dit qu’il était le messie attendu ». Voilà pour Marie et Joseph une confirmation. On peut penser que c’est très soulageant, de s’entendre dire de la part d’autres : « Oui, vous n’avez pas rêvé. Cet enfant, qui est né comme tous les enfants du monde, Il est le messie tant attendu ». Alors nous pouvons nous mettre en joie avec Marie et Joseph.

Cette messe de l’aurore, c’est aussi le moment où Marie fait mémoire de ces évènements. Dans la spiritualité chrétienne, c’est essentiel. Les évènements, les merveilles de Dieu qui s’accomplissent dans nos vies, il faut les mettre en réserve, dans notre besace du cœur. Pourquoi ? Parce que viendra un jour l’épreuve. Quand on traverse l’épreuve, la tentation du doute peut venir ; C’est à ce moment qu’il est important de pouvoir se souvenir, faire mémoire des grands moments de nos vies. Oui, on peut penser que Marie, quand elle est au pied de la Croix, que tout semble perdu, elle est capable de faire mémoire, de se souvenir de ce moment où des bergers venus de nulle part sont venus lui dire : « Oui, c’est vraiment Lui le messie d’Israël ».

Et enfin, cette messe des bergers, on pourrait aussi l’appeler la messe de la mission, car après avoir vu, ils sont repartis. Et ils sont repartis en glorifiant et en louant Dieu sans aucun doute. Ils ont raconté leur expérience ; ils ont témoigné. Peut-être qu’on les a pris pour des fous. Mais ils ont annoncé monde cette bonne nouvelle :  « Un petit enfant est né et ce petit enfant, c’est le Messie attendu ». Evidemment, les bergers, à ce moment-là, n’ont pas tout-à-fait encore compris ce qu’était ce messie. Nous, nous le savons. Nous savons que ce petit Jésus, Il est Fils de Dieu. Nous savons que ce petit Jésus, Dieu au milieu des hommes, vient faire de nous ses frères et sœurs, vient faire de nous ses amis et Il veut nous conduire au Père.

Alors annonçons. Annonçons au monde que Dieu nous aime au point de vouloir habiter au milieu de nous. Annonçons au monde quel cadeau immense Dieu veut nous faire. Accueillons ce cadeau et transmettons-le, donnons le aux autres.